Enfin le Vietnam !

21 septembre 2014

Mais le Vietnam c'était aussi...

tous les Vietnamiens qui ont croisé notre route :

- Cong, notre guide sur le Delta du Mékong

- la femme croisée à HoChiMinh et dont le français était la première langue,

- Huong, notre guide dans les rizières de Hoi An

- Michael, sa femme et leurs employés, à Hue

- Phuc, le guide sur la Baie d'Halong

- la copine de Thaïs au lac Hoan Kiem,

- Dat et Thuy, nos guides dans les montagnes

- "l'homme à la dent de tigre" et toute sa famille qui nous ont nourri par deux fois, à Mai Chau, et qui ont partagé les jeux de Thaïs

- Nyo le pêcheur de libellules,

- Guong le papy le plus souriant du monde et toute sa famille,

- les enfants de la cascade à qui Vincent a appris le rugby et surtout le petit comique caché derrière sa feuille de bananier...

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et tous les voyageurs avec qui nous avons labouré, nagé, papoté, mangé, marché,

cuisiné, joué, dormi, révisé notre anglais, échangé impressions et conseils :

- Patrick "Buddha" et Valérie, les chocolatiers toulousains, nos compagnons de rizières pour une matinée

- Tamara, son frère et ses parents, les Belges rencontrés sur la plage de Hoi An

- Téo et Sacha, nos compagnons de bus couchettes, retrouvés deux fois par hasard lors de la suite du séjour

- Rachel, Lotte et Giel, qui ont partagé avec nous les randonnées à pied ou à vélo dans les paysages somptueux de Mai Chau et des alentours

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Hanoi c'est surtout...

- les banyans, ces arbres aux longues lianes tombant sur la chaussée

- les rues commerçantes "à thème" : la rue des merceries, la rue des pharmacies, la rue des vendeurs de souvenirs, la rue des contrefaçons...

- les chauffeurs de rickshaw et leurs "one hour" à tous les coins de rue

- les vendeuses de beignets de banane

- le lac Hoan Kiem, notre point de repère dans la ville

- le mur longeant l'autoroute et ses fresques en graff ou mosaïque

- l'absence de K mart et autres supérettes. Bien pratiques à Ho Chi Minh, elles sont inexistantes à Hanoi !

- les magasins "Made in Vietnam" qui nous promettent du Zara, du Forever 21 et du H&M, tous alignés les uns à côté des autres et avec la même devanture

- le petit vieux et sa plastifieuse ambulante (nous avons appris plus tard que les Vietnamiens aimaient beaucoup plastifier leurs photos pour éviter que l'humidité ne les abîme)

- le mausolée Ho Chi Minh et les innombrables règles à respecter si on veut y accéder : pas de main dans les poches, ne pas être bras croisés (?!?)...

- le marché aux tissus et ses vendeuses allongées ou assises à même l'étoffe. Le paradis pour toute couturière (ou l'enfer selon son banquier).

- l'agitation nocturne de la ville. Sitôt la nuit tombée, les lieux changent totalement d'apparence et tel magasin de jouets devient pour la soirée restaurant.

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20 septembre 2014

Pour moi, Mai Chau c'est...

- la gentillesse de tous les gens qui nous ont accueillis chez eux ou qui ont croisé nos routes

- le soleil, omniprésent, étouffant par moment

- les panoramas de dingue

- le taxi qui passe par des endroits digne du Paris Dakar (à quand une édition au Vietnam d'ailleurs ? :P)

- Nyo, l'instit local, qui a profité de ses vacances pour jouer les guides pour nous et nous faire partager ses connaissances en botanique. Il connaît la région comme sa poche, passe partout avec ses simples claquettes et surtout il nous a appris...

- la pêche à la libellule !!!! 

- les gamins de la montagne et notamment le petit malin qui se cachait derriere les feuilles de bananier ;-)

- l'alcool de riz, servi à tous les repas

- le marché local, la viande exposée à tous les insectes du coin et les ventilos à main censés les éloigner !

- Guong, le grand-père idéal, sa si jolie maison du bout du monde et sa tribu de petits-enfants.

- les parties de dominos, de colin-maillard, de saute-mouton à la vietnamienne (il faut tout d'abord sauter au-dessus des pieds de deux copains assis par terre en face à face, puis des deux pieds posés l'un sur l'autre, puis du bras... bref, de plus en plus haut)

- les courses faites par nos soins, la tambouille faite par Vincent et les femmes de la maisonnée, le repas partagé 

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Deux ou trois choses que je retiendrai de la Baie d'(H)Along

- Halong ? Along ? l'orthographe qui change d'un jour à l'autre, d'un livre à l'autre, d'une personne à l'autre
- les îles évidemment, pointant leur nez à perte de vue autour de nous, allongés sur la jonque, seuls au monde (ou presque)
- les lagons, auxquels on accède en kayak, par des voies plus ou moins évidentes. Nous sommes passés par des entrées improbables : une bouche de monstre, une entrée insoupçonnable même à vingt mètres, nous avons dû nous coucher dans le kayak pour ne pas toucher les plafonds de pierres... bref, l'aventure !
- les singes qui ont eu l'amabilité de se montrer bien qu'on soit en juillet (merci la pluie du lendemain, prédite par notre guide : "si les singes sortent, c'est qu'il va pleuvior !")
- les méduses à portée de doigts
- le crabe de Phuc. Récupéré dans une nasse de pêcheur, amputé des pinces par Phuc, il a quand même réussi à s'échapper à toute vitesse, de sa démarche dégingandée, sur la coque du kayak de Thaïs
- faire son marché sur l'eau, directement du producteur au consommateur
- la baignade dans la Baie, tous les trois équipés de nos gilets de sauvetage
- petits coquillages de Thaïs ramassés sur la plage après notre baignade "Maman, tu as vu, ils marchent mes coquillages !" Hé oui, c'était de petits escargots de mer visiblement ;-)
- le trajet jusqu'à la Baie d'Halong : pas de doute, elle se mérite cette baie !
- Cat Ba, sa chaleur étouffante et ses touristes, qui cherchent tous le meilleur endroit où prendre leur billet pour la Baie
- notre équipage qui dort par terre ou sur la table, et nous le dos en vrac après une nuit dans... un lit :/
- les balades en kayak avec une Thaïs qui n'a pas hésité à s'endormir à bord, en toute confiance
- Teo et Sacha, les Suisses rencontrés quelques jours plus tôt dans un bus entre Hoi An et Hue, et retrouvés par le plus grand des hasards dans un lagon quasi inaccessible de la Baie ! Tout ce que j'aime dans les voyages : les rencontres, les surprises improbables...
Mais surtout... 
la nuit du 26 juillet 2014 !

26 juillet

<3

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12 août 2014

schizophrénie politique


Le communisme est toujours bien présent dans la vie de tous les jours : culte du leader Hochi min, messages du parti au petit Dej dans les haut parleurs à chaque croisement, drapeaux rouges et jaunes qui flottent partout. Quelques fois une foscille et un marteau s'y invitent. Lénine et staline s'incarnent en statue ou en nom de place... Pendant que les mc do gagnent de nouvelles adresses dans les artères principales. 
Dans la rue les affiches de propagande ont un gout désuet. On a comme l'impression d'être plongé dans un manuel d'histoire-géo de troisième. Couleurs pastels, colombes, drapeaux et invariablement des personnages censés représenter chaque couche de la société. Ces héros, le menton haut, le buste en avant lancent des regards plein d'espoir vers l'horizon.
Ces panneaux ont un petit coté anachroniques, "good bye lénine" quand sur le mur d'en face, le whooper s'étale en 4 par 3 avec formule cheese fondant pour seulement 75000 dongs

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coq vietnamien

On a tendance à dire que le coq chante au lever du soleil. C'est complètement faux ! Il chante tous les quart d'heure de 16h à 11h le lendemain et s'accorde une petite sieste après le déjeuner pour ne pas qu'on le rôtisse de suite. Il chante toute la nuit, absolument toute, sans même prendre le temps d'élever ses poussins ou de se trouver un job. Pour être précis, il crie davantage qu'il ne chante dans un débordement vocal qui relève souvent plus de la mue adolescente que du baryton. A noter que le coq vietnamien fait ah ahah aaaaah  et non cocorico car les animaux aussi ont droit à leur dialecte. La seule consolation après deux jours de cohabitation est de se dire qu'il finira en plat en sauce.

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11 août 2014

Maï chau jour 4

On passe par le marché où notre guide française nous fait comprendre qu'on choisi la bouffe du soir qu'on devra cuisiner. On prend un poulet vivant jusqu'à ce qu'on se demande si on ne va pas devoir le tuer et le plumer. On évite les étales de porc frelatés et d'anguilles grouillantes.

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On arrive dans notre dernière maison où un papi nous accueille en souriant. Dedans le sol en osier s'enfonce sous nos pas.

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Dehors, une jolie vue sur la rivière noire dont les iles sont dégarnies à la base.

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Thaïs joue aux dominos avec les enfants pendant que je pèle des légumes. Puis le papi enfile un foulard pour entamer un collin Maillard.

 

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Avant de dormir, expédition toilettes où nous accompagne une luciole. J'éteins la lumière: - Regarde Thaïs comme c'est joli ! - Ah oui ! -  Et puis, oh regarde, même quand elle passe derrière le miroir on la voit encore briller ... Ah ben non là elle a arrêté de briller. Je rallume. Derrière le miroir, il y a un lézard albinos. Le lendemain matin, nous avons à peine temps d'aider papi qui s'échine avant que le soleil soit haut et de prendre deux photos qu'il est déjà temps de rentrer sur Hanoï et de boucler notre périple des souvenirs plein la tête.

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10 août 2014

La pêche aux libellules

Instruments requis : une brindille de plante assez rigide, un peu de patience, beaucoup de doigté.

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Eplucher une brindille de feuille longue et plate jusqu'à ce qu'elle soit à son extrémité aussi fine que possible. Avec cette canne à pêche-fouet, assommer un bébé libellule puis l'embrocher sur la feuille. La faire tourner autour d'autres libellules. Profiter de leur cannibalisme pour les attraper dès qu'elles se posent  dessus. Les attraper par les ailes pour les regarder un moment et les relâcher comme un lancer de colombes.

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Maï chau jour 3

 

On dormirait par terre si nos hôtes n'avaient pas rajouté pour le confort une couverture de l'épaisseur d'un pansement. Les coussins sont des sacs de farine joliment enveloppés dans des tissus à fleurs. La moustiquaire n'est pas trouée cette fois ci mais la nuit reste courte et le matin vient plus tôt que jamais. Embrumé, je sors dans le village. Le village coiffé de monts embrumés. Un petit qui marche à peine sort d'une maison, traverse la route et va s'accroupir entre deux buffles. WC écolos. Il n'y a pas foule mais pour 5h45 ya quand même du passage. Des coursiers en scooters klaxonnent déjà pour livrer des marchandises. Les coqs ne sont toujours pas aphones.

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On part en balade à pied. - Ca dure 3h30, nous prévient notre guide. - Mais c'est plat ou c'est en pente ? - non, non c'est plat ! Ouf, se dit on naïvement. Après 1000 mètres de dénivelé positif,  on se dit qu'on a été très naïfs. Mais le spectacle en vaut le peine, face à nous des rizières en terrasses. Un échiquier à riz, un puzzle de flaque d'eau qui joue avec les couleurs : certaines parcelles vert clair surchargées de pousses, d'autres marrons, presque vides et qui servent de miroir pour les nuages.

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Au bout de la grimpette et après trois infarctus et deux comas, on arrive enfin au point de rendez vous. Mais les portables ne passent pas alors on va attendre une heure sous un figuier local. Le temps pour Hyo, notre hôte de la veille de nous introduire à la pêche aux libellules.

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09 août 2014

Maï chau jour 2

La nuit est courte, le sol un peu trop rigide pour mes épaules viriles. Je me retourne un bon millier de fois, crêpe carbonisée. Sur la route vers le marché aux tissus de la tribu des taï noirs, une autre T(h)aï(s) (ma fille) : Papa, ton vélo il a plus de pile. C'est parce qu'on va doucement que je dis ça.

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Sur le bord des routes, des étales de viande à ciel ouvert et sans réfrigération. Alors pour chasser les mouches, un épouvantail de fortune tourne en boucle. Une baguette en fer posée sur un moteur de ventilateur. A chaque extrémité de la baguette en fer, des bouts de tissus. Une machine à claques pour les diptères.

Les gens sont toujours aussi souriants dès que Thaïs entre dans leur champ de vision. Une mamie nous ouvre sa barrière pour qu'on puisse voir de plus près ses buffles. On croise leurs regards apeurés. Allons allons, de grands bestiaux comme vous qui ont peur de la ptite bête ? Ca ôte de leurs épaules les dernières miettes de virilité. Les rizières en terrasse dégoulinent tendrement. Comme un jeu de plateforme des 80's. Comme un labyrinthe aquatique à étage.

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On arrive dans un nouveau village. La couleur change mais la taille reste la même. Taï noirs. Ici même notre guide ne peut pas tout traduire car les enfants se parlent dans un dialecte des montagnes.

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Et le soir au repas, on me parle dans les yeux pendant de longs moments avant que ma guide ne traduise : Rendez vous en terre inconnue. On va se baigner à la rivière et un groupe de gamins hésite entre curiosité et appréhension. Après quelques tours de magie assez médiocre, ils nous suivent à travers le village comme une portée de canetons. Les filles restants à l'écart, je finis par organiser une sorte de rugby avec quelques garçons. Pour les règles je fais au plus simple mais ça reste compliqué sans les mots alors Charlie Chaplin entre en moi et ca marche. On s'amuse une bonne heure entre les pilotis des maisons, les ballons à aller chercher dans le potager du voisin, le buffle qui passe au milieu du terrain et y laisse un petit cadeau. La nuit tombe avec la pluie et mes moineaux s'enfuient. Il ne reste que le plus téméraire, celui qui m'a lancé de l'eau à la rivière et qui se cachait derrière de grosses feuilles de bananier en sachant que je le voyais. Quand notre guide lui explique que je lui donne le ballon, c'est noel dans son sourire. Et il file entre les gouttes de pluie. 

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