On dormirait par terre si nos hôtes n'avaient pas rajouté pour le confort une couverture de l'épaisseur d'un pansement. Les coussins sont des sacs de farine joliment enveloppés dans des tissus à fleurs. La moustiquaire n'est pas trouée cette fois ci mais la nuit reste courte et le matin vient plus tôt que jamais. Embrumé, je sors dans le village. Le village coiffé de monts embrumés. Un petit qui marche à peine sort d'une maison, traverse la route et va s'accroupir entre deux buffles. WC écolos. Il n'y a pas foule mais pour 5h45 ya quand même du passage. Des coursiers en scooters klaxonnent déjà pour livrer des marchandises. Les coqs ne sont toujours pas aphones.

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On part en balade à pied. - Ca dure 3h30, nous prévient notre guide. - Mais c'est plat ou c'est en pente ? - non, non c'est plat ! Ouf, se dit on naïvement. Après 1000 mètres de dénivelé positif,  on se dit qu'on a été très naïfs. Mais le spectacle en vaut le peine, face à nous des rizières en terrasses. Un échiquier à riz, un puzzle de flaque d'eau qui joue avec les couleurs : certaines parcelles vert clair surchargées de pousses, d'autres marrons, presque vides et qui servent de miroir pour les nuages.

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Au bout de la grimpette et après trois infarctus et deux comas, on arrive enfin au point de rendez vous. Mais les portables ne passent pas alors on va attendre une heure sous un figuier local. Le temps pour Hyo, notre hôte de la veille de nous introduire à la pêche aux libellules.

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